Gestion colère

Gestion de la colère

Cette page présente le services que j'offre sur le plan de la gestion de la colère.

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Pourquoi est-il important de savoir gérer sa colère?

Tout d'abord parce que c'est une émotion qui dérange!

...ça dérange celui ou celle qui est fâché. Ou ça dérange les gens autour.



...ou ça dérange les deux!

Il est difficile de demeurer insensible à cette émotion. On parle ici de la colère telle qu’on l’entend habituellement, pas de l’irritation ou de la frustration, qui sont des sentiments semblables, mais de moindre intensité. On parle de la colère qui transporte, qui peut faire perdre la carte, qui fait crier, qui empourpre la peau, qui injecte de l’adrénaline dans les veines, c'est celle-là qui dérange.

affirmation

Pour toutes sortes de raisons, que ce soit par éducation, par imitation sociale ou pour éviter des sanctions légales, la plupart d’entres nous avons appris à tempérer notre frustration, à la cacher, à la nier, à l’ignorer. Ou peut-être encore, certains d’entres nous n’ont jamais appris à la gérer et laissent celle-ci les emporter, guider leur comportement. Mais qu’elle soit réprimée ou exprimée, elle imprime à peu près toujours ses effets : sur soi, sur les autres…

Il peut être utile de se souvenir que la colère est d’abord et avant tout une émotion. Une émotion est une réponse interne basée sur une perception. Dans le cas qui nous intéresse, c’est habituellement une menace qui est perçue. À tort ou à raison ! On aura l’impression que notre intégrité physique ou psychique est menacée et on aura une émotion colérique pour nous informer de cette impression.

Cependant, une émotion n’est pas seulement un message. Si c’était le cas, la colère ne serait pas une émotion aussi problématique. L’émotion mobilise : elle prépare et elle met en mouvement la personne. Par exemple, la tristesse est associée au deuil : deuil d’une personne, d’une situation, d’un rêve… de laquelle ou duquel on est appelé à se séparer. La peur peut mobiliser la personne à entrer en mode combat ou en mode fuite.

Pour sa part, l'émotion colérique a habituellement le rôle de mobiliser la personne à rétablir l’équilibre qu’elle perçoit comme brisé. Généralement, elle amène la personne à agir de manière à prévenir, à intimider ou à attaquer ce qu’elle perçoit comme menaçant. Dans sa forme la plus « naturelle », la colère mène à l’agression, à la violence. Et de façon « naturelle », la violence engendre la violence. Chaque société a donc dû, à sa manière, trouver divers moyens pour gérer la violence de ses individus. Et l’un de ces moyens concerne justement la gestion de la colère par les individus eux-mêmes.

Gérer colère

La gestion de la colère

Les raisons qui amènent une personne à vouloir gérer sa frustration peuvent être personnelles ou dictées par la société dans laquelle elle vit.

Parce que la colère est une émotion inconfortable, elle pousse la personne à réagir de manière impulsive, ne serait-ce que pour sortir de cet inconfort. La question est plutôt de savoir comment cette émotion sera gérée.

Le chercheur-clinicien Charles D. Spielberger (1988) a proposé un modèle encore utilisé aujourd’hui pour définir trois réactions possibles à une émotion colérique : l’expression inadéquate (anger-out), la répression (anger-in) et le contrôle de la colère.

violence
L’expression inadéquate

L’expression inadéquate renvoie à une façon d’exprimer son agressivité avec peu ou pas de retenue. Ce peut être par des actions hostiles ou carrément violentes (gestes obscènes, insultes ou agressions physiques). Ce peut être e se montrant impulsif, en criant, en brisant des objets. Ce peut aussi être par l’utilisation de sarcasmes. Ici, la colère est exprimée. On pourrait aussi dire qu’elle n’est ni retenue ni contenue. L’étiquette « inadéquate » est ajoutée pour illustrer que cette façon d’exprimer sa frustration est accompagnée d’effets indésirables : elle provoque la peur, l’hostilité ou la violence chez ceux qui en sont témoins.

L’expression inadéquate de la colere endommage la relation.

« Inadéquate » renvoie aussi au manque de retenue. Il est attendu d’une personne vivant dans notre société qu’elle soit capable de se retenir lorsqu'elle est fâchée. D’ailleurs, les neuroscientifiques ont montré qu’une partie du lobe préfrontal, responsable d’inhiber les impulsions d’agression, est parfois sous-développée chez certains individus agresseurs (voir Shaver & Mikulincer, 2011). Cette zone de régulation se développerait principalement au cours de l’enfance ; en contrepartie, l’exposition à la violence pourrait amener ce régulateur à s’atrophier, laissant la personne exprimer avec peu ou pas de retenue son impulsion agressive, sous forme de violence. C'est ce question l'on observe chez quelqu'un que l'on qualifie « impulsif ».

Il y a ici un lien plus ou moins direct entre la colère et la violence.

refoulement
La répression

La répression consiste à tenter de retenir, voire de nier l'émotion vécue. En fait, si l’expression inadéquate de la colère suggère un manque de retenue, la répression suggère plutôt un « excès » de retenue. C’est une réaction qui semble témoigner de l’impression que la pulsion agressive est inacceptable. En effet, plusieurs clients, et peut-être majoritairement des clientes, ont appris que la colère est mauvaise. On peut imaginer par exemple un enfant qui s’est fait dire que c’est « pas beau » de se fâcher et qui a appris à faire « comme si » elle ou il n’était pas en colère. Et de l’extérieur, il peut être très difficile de voir cette frustration qui se présente : certains sont passés maîtres dans l’art de déguiser leur plus minime irritation.

Les dangers associés à ce mode de réaction sont de vivre de la culpabilité face à cette colère qui est là, mais qu’on tente de cacher, d’annihiler. À l’usure, cette culpabilité peut prendre la forme de sentiments d'anxiété ou de dépression. En langage populaire, on dira que la personne est rongée par une colère qu’elle tente d’ignorer. Cette négation de l'agressivité peut avoir des effets très négatifs pour la personne qui en vit. Et dans certains cas, sur ses relations avec son entourage.

Il n’y a ici ni colère ni violence (sinon une violence envers soi-même).

gérer sa colère
Le contrôle de la colère

Cette réaction implique une reconnaissance de la colère ressentie. Pour y arriver, il est important d'avoir développé une bonne introspection pour ressentir les signes qui montrent que l'on vit de la frustration (p. ex., mains moites, chaleur dans la nuque et au niveau de la tête). Une fois reconnnue, il est possible de mettre en place diverses stratégies afin de contrôler cette émotion (p. ex., se donner quelques secondes pour réfléchir, expliquer à l'autre qu'on a besoin de temps pour composer avec cette émotion forte et inconfortable). Selon ce modèle, une reconnaissance de son agressivité permet une réponse constructive.

Cette réaction peut impliquer diverses stratégies qui permettent à la personne de se calmer, de rester patiente et de comprendre les autres. Cette réaction n’endommage guère ou pas la relation et la personne n’est pas non plus prise avec un sentiment de culpabilité qui peut paralyser.

Ici, il y a de la colère, mais elle n’est pas accompagnée de violence

augmenter l'estime de soi

Quoi faire avec la colère ?

La théorie nous dit qu’il existe diverses stratégies qui permettent de la contrôler et d’éviter qu’elle nous amène à détruire les relations autour de nous, tout en évitant de se détruire soi-même avec des sentiments anxieux ou dépressifs.

En pratique, il est parfois difficile de se voir aller (surtout si on est impulsif), de faire preuve d'introspection pour voir venir les sentiments de frustration, afin de les accepter, de les tolérer, de ne pas les décharger ni les nier. Apprendre à gérer sa colère est parfois laborieux, mais peut parfois être essentiel pour vivre des relations saines avec autrui et avec soi-même. Certains y arrivent facilement, d’autres auront besoin d’aide. La psychothérapie devient pour eux une option de choix pour acquérir les outils qui leur permettent de faire face à cette émotion universelle et épineuse.

Je travaille depuis 2011 auprès d’hommes et de femmes aux prises avec des difficultés de gestion de la colère. Je les aide à retrouver la paix avec leur colere en trouvant avec eux un sens à celle-ci et en développant des stratégies afin de l’exprimer adéquatement.

Je vous invite à me contacter pour toutes questions au sujet des services de psychothérapie offerts au 514.554.8279 ou par courriel au [email protected].